Les séances de communication de ce trimestre
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Veuillez noter le changement de lieu de nos séances qui se dérouleront désormais à la MAISON DES ASSOCIATIONS, 81, rue Saint Roch, métro « Saint-Agne SNCF », arrêt bus « Gare Saint Agne », grand parking gratuit, accès wifi.
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Vendredi 22 janvier 2010
15 h 30 - (Bien retenir cet horaire)
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE STATUTAIRE
RÉSERVÉE AUX MEMBRES TITULAIRES
Ordre du jour
Rapport moral de l'année 2008-2009 par Madame la Présidente Patricia Verdeau
Rapport financier
Accueil de nouveaux membres
Renouvellement du Bureau
16 h 30 – Séance de communication - salle 35
Communication de Monsieur André STANGUENNEC, Professeur émérite à l'Université de Nantes, Président de la Société Nantaise de Philosophie
Le monde : de la politique à la nature
Cette conférence est la reprise, étoffée et assortie de nouveaux arguments et de nouvelles références, de l’articulation entre deux Chapitres de mon livre La dialectique réflexive, visant une transition entre la philosophie de l’histoire (à visée ou finalité cosmopolitique) et la philosophie de la nature (à visée ou finalité cosmologique). Cette articulation s’effectue en un mouvement régressif de la réflexion, mouvement régressif allant du monde cosmopolitique comme finalité dernière de la raison pratique juridique, vers l’horizon d’un « sens commun » à la raison cosmopolitique et à la rationalité des sciences de la nature : c’est cet horizon commun ou « ordre » rationnel et total du monde, historico-naturel, que nous nommons le monde cosmologique. Il en découle la construction en deux parties de notre argumentation : une première partie qui thématise la visée cosmopolitique de la raison juridico-politique et une seconde partie qui thématise l’inscription du monde cosmopolitique dans le monde cosmologique, au sein duquel est cherché un passage (analogue en quelque sorte à l’Übergang (passage que Kant cherchait dans sa troisième Critique ) du monde de la nature au monde de la liberté en termes de réflexion téléologique.
Ajoutons que la réflexion cosmopolitique se fait en suspendant les thèses de la théologie hégélienne de l’histoire et qu’elle est plutôt « kantienne » en un sens que nous expliquerons ; tandis que la remontée vers l’horizon cosmologique commun à la liberté pratique et à la nature de la deuxième Partie se fait, elle, dans le suspens de la théologie morale kantienne, cette théologie morale dont Kant fait le principe premier de la réflexion théologique sur les fins de la nature dans le § 86 de la CFJ, intitulé précisément « la théologie morale ». C’est donc dans le suspens des théologies, théologie hégélienne de l’histoire d’abord, théologie morale comme principe de la réflexion sur la connaissance de la nature, ensuite, que nous tâchons de construire cette articulation qui doit, par ailleurs, beaucoup aux apports des deux philosophes allemands.
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Vendredi 12 février
16 h 30 – Séance de communication – salle 35
Communication de Monsieur Fayçal TOUATI, ATER au département de philosophie de l'Université de Toulouse II - Le Mirail
Penser
et faire l'histoire de Hegel à Marx
Avec
l’idéalisme allemand, et Hegel en particulier, c’est le
principe de faisabilité humaine de l’histoire qui trouve à
s’exprimer. L’histoire, loin de renvoyer à une instance
transcendante qui la dirigerait, apparaît au contraire comme
étant l’œuvre des hommes. Du moins ceux-ci peuvent-ils y
participer. En cela, les hommes apparaissent comme étant
pleinement agissant au sein du processus historique. Mais, si on
s’accorde généralement pour reconnaître aux
hommes le statut d’acteurs
dans l’histoire, la question de savoir s’ils en sont les auteurs
pose davantage de difficultés. Nous tenterons de montrer ici
que le passage de Hegel à Marx peut se comprendre comme
radicalisation et concrétisation de ce qui, chez le premier,
est bien présent, mais à l’état de germe. Dès
lors, ce que Hegel dit métaphoriquement, Marx le dit en termes
propres et peut ainsi mettre au jour les impasses dans lesquelles
l’idéalisme historique s’est enfermé dans sa
formulation du principe de faisabilité de l’histoire. Mais
cela veut dire aussi que le motif de la liberté, loin de
disparaître dans le passage de Hegel à Marx, trouve au
contraire à se concrétiser dans celui d’émancipation :
ce n’est donc plus l’Esprit qui réalise progressivement
l’idée de liberté, mais les masses qui luttent pour
leur émancipation.
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Mercredi 17 mars 2010
[Cette séance a lieu exceptionnellement un mercredi]
16 h 30 – Séance de communication – salle 35
Communication de Madame Monique Lise COHEN, Docteur ès lettres, écrivain
Introduction à l'œuvre d'Henri Meschonnic
Henri Meschonnic, à travers son œuvre immense, nous enseigne que le dualisme du signe (signifiant/signifié) qui reprend le dualisme métaphysique (sensible/intelligible) est à la source de tout pouvoir dictatorial. Dans l’optique dualiste, les livres sont lus à travers une grille conceptuelle qui efface le texte. Par exemple la lecture de la Bible par Philon d’Alexandrie est une lecture dans le dualisme. Là où le récit biblique parle d’Abraham, Philon invite à entendre « forme », et là où il est question de Sarah, Philon parle de « matière ». Le récit s’efface, il ne reste qu’un squelette conceptuel sur lequel des pouvoirs politiques marqueront leur empreinte et leur dictat. Si vous vous aventurez à lire librement la Bible, alors le pouvoir inquisitorial religieux lié à l’Etat vous fera passer en procès, et si vous persistez dans votre lecture libre, vous serez traîné devant le bourreau des corps. L’histoire des traductions de la Bible a marqué l’histoire du pouvoir en Occident. Or la Bible, dans sa graphie hébraïque originelle, n’est pas écrite dans cette conceptualité. Il y a un rythme de la lecture, une « signifiance », qui est comme « Un coup de Bible dans la philosophie » (Ed. Bayard, 2004). Quel est ce rythme, cette signifiance, qui n’est pas le rythme grec (alternance de temps forts et de temps faibles) ? En quoi la lecture biblique est-elle prophétique, c’est-à-dire appelant à l’écriture de nouveaux textes ? Ou à une « infinitisation du sens » ? Ces questions ouvrent une interrogation constante dans l’œuvre de Meschonnic, sur la littérature, sur la critique de la linguistique et de la philosophie, sur la traduction, et sur sa propre écriture poétique. Meschonnic parle de la radicalité du sujet, celui qu’il nomme « sujet du poème ». L’écriture poétique qu’il décrit comme une écriture ordinaire, quotidienne, est de la dimension de la parole prophétique : « une praxis aveugle ». Cet engagement éthique se fait dans l’écriture. Contre le sacré, contre la religion, pour une pensée inédite du divin (ni philosophique, ni théologique, ni religieuse). Un athéisme, à la manière de Spinoza, c’est-à-dire sans la mort de Dieu. Tout le chemin est celui d’une désacralisation qu’il développe dans L’utopie du Juif et dans Un coup de Bible dans la philosophie. En Exode 3,14, lorsque Moïse demande à Dieu son nom, Il lui répond par un verbe : « éhié-- acher éhié », c’est-à-dire : « Je serai-- que je serai ». Le verbe est ici à l’inaccompli et non pas au présent. Ce n’est pas, comme a traduit saint Jérôme, « ego sum qui sum », « Je suis qui je suis », ou « ce que je suis », ou encore dans d’autres traductions « l’être suprême ». Dieu n’est ni philosophe ni théologien. Il ne fait pas une ontologie ni une onto-théologie. Meschonnic insiste sur le futur parce que c’est une promesse. Ceci dans la suite du verset 12. Et il dit que l’inaccompli est l’aspect de ce qui n’a pas de fin, dans le temps. C’est une promesse indéfinie. Meschonnic écrit que c’est le divin, comme puissance créatrice de vie séparée du sacré qui ouvre l’infini de l’histoire, infiniment : « C’est le divin qui fait l’historicisation radicale de l’histoire, et du sens. De l’histoire comme sens, du sens comme histoire. » Citant Yeshayahou Leibowitz, un grand penseur juif contemporain, Meschonnic dit qu’il n’y a pas de messianisme. Puisque le messianisme impliquerait la fin de l’histoire. Cela est rendu possible, pensable, en Exode 3,14. Il est donc question d’historicisation du divin. La première historicisation est la réponse de Dieu sous forme d’un verbe : « Je serai ». La seconde historicisation se trouve dans la deuxième partie de la réponse : « que je serai », séparée du début par un accent disjonctif. Cela indique la promesse d’une venue à venir. L’infinitisation du sens. La troisième historicisation du divin aurait lieu dans L’Ethique de Spinoza, là où le divin n’est plus compris avec la religion, là où l’athéisme n’est plus compris avec la mort de Dieu. Il écrit : « Une intégration maximale de l’infini à la pensée. En même temps que de l’éthique à la pensée, et que l’intégration maximale de l’affect et du concept l’un à l’autre. Cette double intégration réciproque fait la poétique du divin, et la poétique de l’affect. » La quatrième historicisation qu’il cite toujours dans L’utopie du Juif est la sienne : « Celle que je fais ici par la reconnaissance des trois premières et leur enchaînement. Parce qu’elle se fait dans le rythme comme organisation généralisée de la pensée, dans la prosodie comme pensée et la pensée comme prosodie, dans l’invention d’une subjectivation étendue à tout un système de discours qui fait qu’elle est son historicité radicale. C’est-à-dire l’expérience de pensée qui consiste à penser le maximum du corps dans le langage comme maximum de la pensée. Le continu de ce qu’un corps fait au langage. »
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INFORMATIONS COMPLÉMENTAIRES
Lieu : Les séances de la Société Toulousaine de Philosophie se déroulent à la MAISON DES ASSOCIATIONS, 81, rue Saint Roch, métro « Saint-Agne SNCF », arrêt bus « Gare Saint Agne », grand parking gratuit, accès wifi.
Courrier : Il est à adresser à la présidente de la Société : Patricia Verdeau, 160 avenue de Casselardit, bât. D appt 6 31300 Toulouse (adresse du siège social de la Société).
Cotisation 2009-2010 : Elle est d'un montant de 25 euros par personne, 35 euros pour un couple, 12 euros pour les étudiants. Les chèques doivent être libellés à l'ordre de la Société Toulousaine de Philosophie.
Les versements supplémentaires de soutien seront les bienvenus.
La Société Toulousaine de Philosophie s'engage à vous remettre une attestation, de sorte que ces versements donnent droit à une réduction d'impôt selon la législation fiscale en vigueur.
Cette cotisation peut encore être transmise à Madame Anne-Marie Liger, secrétaire, 31, avenue Larrieu Thibaud, 31100 Toulouse ou remise éventuellement à l'occasion de l'Assemblée générale de notre Société.
Agapes : Notre société, selon sa coutume, invite, après la séance, le conférencier et son conjoint à un dîner amical dans un restaurant. Nous espérons que de nombreuses personnes se joignent à ce dîner.
Site : Nous avons le plaisir de vous rappeler l'adresse du site de la Société Toulousaine de Philosophie : http://www.societetoulousainedephilosophie.com. Vous y trouverez de nombreuses informations sur les activités de notre Société.
Pour se rendre à la Maison des Associations, 81, rue Saint Roch - 31400 Toulouse - Tél : 05 62 26 81 00
Descendre à la station Saint-Agne SNCF (Ligne B)
Remonter la rue perpendiculaire à l'Avenue de l'URSS.
La maison des associations est au fond de l'allée.
La ligne 34 (Arènes - Rangueil) peut selon votre point de départ être plus rapide que le métro. Elle est en correspondance avec les stations de métro Arènes (Ligne A) et Rangueil (Ligne B).
Descendre à l'arrêt Gare Saint Agne.
Remonter la rue perpendiculaire à l'Avenue de l'URSS.
La maison des associations est au fond de l'allée.
Depuis le périphérique : Sortir Sortie 23 (Rangueil/Le Busca) vers la route de Narbonne, continuer sur l'avenue Jules Julien et tourner à gauche sur la rue des Miracles. La rue Saint Roch est à votre droite.
La Société Toulousaine de Philosophie
vous souhaite un joyeux Noël
et vous présente ses meilleurs vœux
pour l'année 2010.