Historique des séances de communications

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Séances de communication des 5 avril, 15 mai, 7 juin 2008

Séances de communication des 12 janvier, 9 février, 15 mars 2008

Séances de communication des 13 octobre, 24 novembre et 8 décembre 2007.

Séances de communication des 21 avril, 12 mai, 2 juin 2007

Séances de communication des 13 janvier, 3 février, 17 mars 2007.

-Séances de communication des 14 octobre, 18 novembre. Colloque "Philosophie et politique" - vendredi 1er décembre 2006.

Séances de communication les samedi 8 avril, 13 mai, 20 mai, 10 juin 2006

- janvier-mars 2006

- octobre-décembre2005___

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Samedi 5 avril 2008

16 h 30 – Séance de communication – Salle Fontan

Communication de Monsieur Jean MONCELON, Docteur d'Etat ès lettres et sciences humaines

La philosophie de Jacob Boehme

Il sera question, dans un premier temps, de la considérer dans son développement sur les lieux mêmes où vécut Jacob Boehme, à Görlitz, aux frontières actuelles de l'Allemagne, de la Pologne et de la Tchéquie, puis, dans un second temps, de suivre son étonnant rayonnement depuis la Silésie, dans le temps, du XVIIe au XXe siècle, et dans l'espace, en direction de l'Ouest, de l'Allemagne, de l'Angleterre, de la France, de la Pologne actuelle et jusqu'en Russie. Il s'agira, enfin, de montrer comment quelques-unes des idées maîtresses de Jacob Boehme ont inspiré non seulement des théosophes, tel Louis-Claude de Saint-Martin, en France, ou Franz Baader en Allemagne, et des poètes (Angelus Silesius, Novalis), mais surtout des philosophes, de Hegel à Emile Boutroux et Nicolas Berdiaev.

 

    Biographie succincte :

    Emile Boutroux, Le philosophe allemand Jacob Boehme, Felix Alcan, 1888 

    Nicolas Berdiaev, préface au Mysterium Magnum, 1945

    Alexis Klimov, préface aux Confessions, Fayard, 1973

    Alexandre Koyré, La philosophie de Jacob Boehme, Vrin, 1977 

    Pierre Deghaye, La naissance de Dieu, Albin Michel, 1985

 

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Jeudi 15 mai 2008

[bien retenir la date et l'horaire]

18 h 00 – Séance de communication, organisée en partenariat avec la régionale de l'Association des Professeurs de philosophie de l'Enseignement Public – Salle Tolosa

Communication de Monsieur Evanghelos MOUTSOPOULOS, membre de l'Académie d'Athènes.

Les contraintes esthétiques de l'éthique

Conférence – hommage à l'occasion du quatre-vingtième anniversaire de Monsieur le Professeur Jean-Marc Gabaude.

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Samedi 7 juin 2008

16 h 30 – Séance de communication – Salle Decahors.

Communication de Monsieur Stéphane ROBILLIARD, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé et docteur en philosophie, professeur de classes préparatoires au lycée Saint-Sernin à Toulouse, chargé de cours à l'Institut Catholique de Toulouse.

Pouvoir et société : Louis de Bonald

Deux perspectives s’opposent traditionnellement lorsqu’il s’agit de penser l’adéquation entre la société et une forme de gouvernement : l’une, incarnée par Machiavel, Hobbes ou Carl Schmitt, se concentre sur les conditions de l’exercice et de la stabilisation du pouvoir ; l’autre, représentée par Rousseau, Hegel ou J. S. Mill, adopte le point de vue des individus, du « peuple » ou de la « société civile » pour penser son auto-structuration, autour d’un contrat social ou de rapports concrets comme les habitudes morales ou les échanges économiques. Louis de Bonald, enfant des Lumières et ardent défenseur de la Restauration, réactionnaire partisan du Progrès, « prophète du passé » et précurseur de la sociologie contemporaine, manifeste de manière particulièrement aiguë la dialectique de ces deux perspectives philosophiques.

En nous appuyant sur l’ouvrage de Robert Spaemann La naissance de la sociologie et l’esprit de la restauration (Hora Decima 2008), nous étudierons quelques-uns des paradoxes issus de cette dialectique, dans laquelle toujours les idées dépassent et débordent la position politique qu’elles avaient pour mission de défendre et d’illustrer.

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Samedi 12 janvier 2008

15 h 30 - (Bien retenir cet horaire)

ASSEMBLEE GENERALE STATUTAIRE RESERVEE AUX MEMBRES TITULAIRES - Salle Decahors

Ordre du jour

Rapport d'activité de l'année 2006-2007 par Madame la Présidente Patricia Verdeau

Rapport financier par Monsieur le Trésorier Guy Bastide

Renouvellement du Bureau

Accueil de nouveaux membres

16 h 30 – Séance de communication - salle Fontan

Communication de Monsieur Riccardo DI GIUSEPPE, docteur en philosophie et en lettres classiques, professeur au Lycée classique de Todi (Italie)

Le passage de la Méditerranée :

Parménide et la métaphysique de l’Exode

Au Ve siècle, Parménide d’Élée propose une doctrine de la Vérité et de l’être qui fonde, tout simplement, la philosophie occidentale. Tout au long de deux millénaires et demi, ces questions ne cessent d’interpeller l’intelligence : elles convoquent à table – à la table des origines – des hôtes aussi reculés et réfractaires que l’abstraction logique et l’expérience mystique. D’autre part, les traditions hébraïque et chrétienne se fondent, elles aussi, en un lieu remarquable qui évoque, sans hésitations, la question de l’être : celui du buisson ardent, de la révélation du nom du Dieu vivant, à l’Horeb (Exode 3, 14). Il est étonnant de constater que ce lieu, et le parallélisme évident qu’il établit avec les origines de la philosophie occidentale passent, de nos jours, normalement sous silence. Parménide, Moïse, Jésus : sur les deux versants qui dressent l’identité occidentale les questions de l’être, du coeur et de la parole semblent aussi foncières pour la philosophie que pour la religion. En bonne méthode comparatiste, l’élargissement des données de la recherche apporterait-il des nouveaux aperçus à des questions traditionnellement philosophiques ?

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Samedi 9 février 2008

16 h 30 – Séance de communication, organisée en partenariat avec la régionale de l'Association des Professeurs de philosophie de l'Enseignement Public - Salle léon XIII

Communication de Monsieur Yvon BRES, professeur émérite des Universités, directeur de la Revue philosophique de la France et de l'Etranger

Psychanalyse, tragédie, religion

« Il peut être intéressant de faire entrer dans une même réflexion trois notions : la culpabilité pédagogique telle que la conçoit la psychanalyse, la « faute tragique » comme élément nécessaire de la tragédie, et le péché tel que le conçoit le judéo-christianisme, et cela amène à une époque où, plus d'un siècle après les premiers travaux de Freud, la recherche psychanalytique et parapsychanalytique, si riche soit-elle, se désintéresse un peu de ces questions.

La culpabilité est au centre de la conception freudienne de l'homme. Certes, la pratique psychanalytique a pour tâche d'en délivrer, mais elle est d'abord là : dans le conflit oedipien de l'enfance de l'individu, dans le remords consécutif au meurtre du père primitif, à la base du « malaise dans la culture ».

A cette tâche de réconciliation fait écho ce qu'Aristote considère comme étant la fonction de la tragédie, car si l' « effet tragique » met en jeu la terreur et la pitié, le but de la tragédie semble bien être – comme on le voit par exemple dans les Euménides d'Eschyle ou dans Oedipe à Colone de Sophocle – de dépasser la souffrance et la faute dans une conclusion d'essence religieuse au service de la cité.

Mais dès les débuts de la religion juive, et plus encore plus tard dans le christianisme, l'aveu-du-péché-en-vue-de-la-Rédemption joue un rôle semblable : le péché, et non point la faute en tant que telle, ni encore moins la culpabilité (le remords). La question est de savoir si notre époque, réfractaire à la fois à la métaphysique à laquelle s'est liée le christianisme et à la culture de la culpabilité qui a été la sienne, trouvera encore un intérêt à ce processus esthético-religieux appelant de manière un peu magique un avenir meilleur pour l'humanité » (Y. Brès)

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Samedi 15 mars 2008

16 h 30 – Séance de communication - salle Léon XIII

Communication de Monsieur Jean-Marc GABAUDE, professeur émérite des Universités

Philosophia perennis

Reprise d'une communication de 1960

Reprise repensée de sa communication du 23 avril 1960. La complémentarité des histoires de la philosophie renvoie à celle des métaphysiques au sein d'une philosophie quasi-pérenne.

Développement actuel. L'épistémologie de la philosophie aboutit à une oecuménicité philosophante, théorique, avec un philosopher possibiliste sans exclusivisme, pratique avec une convergence éthico-axiologique et juridico-politique en voie d'universalisation.

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Samedi 13 octobre 2007

16 h 30 – Séance de communication – Salle Fontan.

Communication de Madame Emmanuelle JOUËT-PASTRE, agrégée et docteur en lettres classiques, maître de conférences à l'Université de Toulouse II – Le Mirail.

Le savoir du philosophe chez Platon : une affaire de point de vue ?

Je souhaiterais interroger de plus près l'avantage que Platon attribue à la figure du philosophe dans les dialogues et à son prétendu savoir. Il s'agira d'interpréter cette supériorité de fait pour mettre à l'épreuve l'idée d'une « domination » exercée par le philosophe sur ses interlocuteurs. Cette interprétation permettra peut-être de comprendre pourquoi Platon a choisi de donner au personnage du philosophe des traits susceptibles de réduire le dialogue à un artifice d'exposition, et surtout d'accréditer l'opinion, dont lui-même se fait parfois l'écho, que derrière le masque du philosophe se cache un sophiste. De fait, c'est toujours, me semble-t-il, la question du savoir qui est sous-jacente. Le savoir du philosophe est aussi une affaire de point de vue.

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Samedi 24 novembre 2007

JOURNEE D'ETUDES SUR PIERRE DUHEM

organisée en partenariat avec la Faculté de Philosophie de l'Institut Catholique de Toulouse et avec l'Association des Professeurs de philosophie de l'Enseignement Public (Régionale de Toulouse).

Salle Léon XIII

Problèmes et enjeux des recherches de/sur Pierre Duhem

14 h 15 : Ouverture

14 h 30 : Bernard HUBERT, doyen de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Toulouse

« La place de Simplicius dans l'histoire des sciences de Pierre Duhem »

15 h 00 : Jean-François STOFFEL, docteur en philosophie, docteur en histoire. Chargé de cours à l'Institut d'études théologiques (Bruxelles). Maître-assistant à la Haute école Blaise Pascal (Bastogne) et à la Haute école Charleroi-Europe.

« Regards inédits sur les premiers articles de philosophie scientifique publiés par Pierre Duhem dans la Revue des questions scientifiques (1892-1896) »

16h00 : pause

16h15 : Anastasios BRENNER, professeur à l'Université Paul Valéry – Montpellier III.

« Y a-t-il une vérité des hypothèses scientifiques pour Pierre Duhem ? »

17h15 : Pierre KERSZBERG, professeur à l'Université de Toulouse II - Le Mirail

« En amont de la théorie et de l’expérience »

A.N : Le programme indiqué peut être l'objet de modifications éventuelles.

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Samedi 8 décembre 2007

16 h 30 – Séance de communication – Salle Ducros.

Communication de Monsieur Ghislain VERGNES, statisticien-économiste.

Guy DEBORD : la philosophie subversive réalisée.

Pour les cinquante ans de l'Internationale Situationniste (1957), c'est l'occasion de célébrer Guy DEBORD (1931-1994), et, en même temps, les quarante ans (décembre 1967) de la publication de La société du spectacle, exposé de la théorie situationniste.

C'est une critique radicale et globale de la société contemporaine qui trouve son inspiration dans les mouvements littéraires et artistiques de la première moitié du XXème siècle (dadaïsme, surréalisme, lettrisme). Elle tire son argumentaire de la relecture de MARX, initiée par György LUKACS, dont les analyses sont réadaptées à la société actuelle.

Pour le style, Guy Debord s'était ciselé une langue classique rappelant Bossuet, Retz, Pascal, mais aussi, pour ce qui est de ses films, les grands réalisateurs des années 40-50. Il recourait en plus à la technique du détournement (citations détournées), à l'exemple de Lautréamont.

Animés par un enthousiasme proprement renversant, les situationnistes visaient, parmi leurs objectifs, à « la réalisation de la philosophie ». Ils créèrent des concepts nouveaux sur des mots anciens : situation, dérive, spectacle... Guy Debord, penseur et stratège de la subversion culturelle et sociale, cinéaste aussi, a condensé en un film étonnant, voici juste trente ans, sa vision du monde et sa vie. Il l'a titré d'un vieux palindrome du Moyen-Age, « In girum imus nocte et consumimur igni », et à la fin il nous demande de tout reprendre depuis le début.

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Samedi 21 avril 2007

16 h 30 – Séance de communication

Conférence de Monsieur Denis FAÏCK, docteur en philosophie, chercheur au CNRS (Paris IV-Sorbonne)

Agonie postmoderne du sujet. Le statut philosophique

du sujet dans la littérature française contemporaine.

La littérature française contemporaine (nous la considérons ici depuis à peu près la moitié des années quatre-vingt) tend à illustrer l’esprit, disons, postmoderne, de la fin du XXe siècle, qui a encore cours aujourd’hui : ébranlement de la connaissance, relativisme, déréliction de l’homme. Les sujets de la littérature, le sujet-lecteur, le sujet-personnage et le sujet-écrivain, incarnent cet esprit qui évolue sans repères précis dans un "environnement" qui échappe par essence à toute tentative de définition, d’orientation, à toute aspiration à un progrès possible. L’idéal du sujet cartésien et ainsi d’une connaissance et d’une maîtrise possible du monde est, si l’on ose dire, à l’envers, à l’antipode. On passe de « maître et possesseur » à possédé et « esclave ». Il s’agira de montrer, à travers l'œuvre de certains écrivains, ce sujet dans la tourmente.

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Samedi 12 mai 2007

16 h 30 – Séance de communication.

Conférence de Monsieur Eric BORIES, agrégé et docteur en philosophie, professeur au Lycée Bellevue (Toulouse).

Hegel et le droit

Lorsque Hegel déclare en 1820, dans ce qu’il faut bien considérer comme son œuvre de maturité sur la question, que « le système du droit est le règne de la liberté effectuée, » 1, il ne faut pas se méprendre sur ses intentions. Son but n’est tout d’abord pas de supprimer une conception du droit, explicitement présente chez Fichte par exemple, qui se définirait comme un droit de contraindre. Hegel ne se propose pas non plus, comme on a souvent cru le lire, de substituer un néo-institutionnalisme, aussi critique envers les partisans de l’École historique du droit qui se satisfaisaient de reconnaître l’origine du droit au cœur des coutumes, qu’envers le droit moral qui préférait enfermer cette origine dans l’intimité de la conviction du sujet moral. Enfin l’institutionnalisme hégélien qui professe certes que l’institution s’affirme comme « la puissance du rationnel dans la nécessité »2 ne saurait non plus, à nos yeux, anticiper la thèse wébérienne qui consiste à reconnaître l’État moderne comme « le monopole de la violence physique légitime. »3

Nous voudrions montrer que ces aspects du droit ne sont pas supprimés chez Hegel, mais enveloppés selon une conception du droit que Jean-François Kervégan a qualifié d’ « institutionnalisme faible ». Cet enveloppement est d’ailleurs visible dans le développement qu’en propose Hegel dans les Principes de la philosophie du droit. La concrétion de l’idée de la liberté se génère en effet successivement selon le moment du droit strict, puis du droit moral, puis de l’éthicité (qui englobe une histoire du monde). Il nous semble que cette conception originale du droit nous invite à nous interroger en au moins quatre directions :

En quoi les figures du droit différentes de celles de l’éthicité sont-elles considérées comme « abstraites » par Hegel ?

De quelle façon précise le droit hégélien peut-il à la fois critiquer et assumer la moralité ? Par voie de conséquence, si la norme du droit hégélien ne réside ni dans les institutions historiques, ni dans la représentation subjective du Bien, comment le hégélianisme résout-il le problème de la normativité du droit ?

Comment penser le droit dans le sens d’une « moralité objective » ? Ce qui pose le problème de l’articulation de la philosophie du droit à la philosophie de l’Esprit.

Comment enfin l’institutionnalisme hégélien articule-t-il les droits du sujet individuel à ceux de la société éthique ou politique ?

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Samedi 2 juin 2007

16 h 30 – Séance de communication.

Conférence de Monsieur Daniel VIGNE, agrégé et docteur en philosophie, docteur en théologie, professeur de théologie à l’Institut Catholique de Toulouse et professeur en classes préparatoires au lycée Saliège.

Lanza del Vasto et Hegel

Lanza del Vasto (1901-1981), né en Italie d’une famille aristocratique, docteur en philosophie de l’Université de Pise, fait en 1937 le voyage en Inde qu’il raconte dans le Pèlerinage aux sources. La rencontre de Gandhi le bouleverse ; il décide de vouer sa vie à la non-violence. Il fonde en France la communauté de l’Arche, sillonne le monde, s’engage dans des combats qui le rendent célèbre contre la torture pendant la Guerre d’Algérie, contre la course à l’arme nucléaire, etc. Mais cet infatigable pèlerin n’est pas seulement le "Serviteur de paix" dont l'histoire garde la haute image patriarcale. Il est aussi un écrivain de génie, un penseur puissant et un poète plein de talent. Derrière l’homme d'action se tient le philosophe spéculatif, auteur d'une métaphysique de la Relation ; le chrétien ouvert, précurseur du dialogue interreligieux ; le pionnier visionnaire d’un retour aux valeurs essentielles.

L’aspect philosophique de son œuvre, encore méconnu, mérite une attention toute particulière. Il est centré sur une intuition que Lanza del Vasto lui-même résume ainsi : "Si tout est relatif, l’absolu par soi-même se pose : c’est la relation." Une telle pensée n’est pas sans rappeler la vision dialectique de Hegel, mais elle en diffère sur des points importants. L’examen précis de ces différences nous permettra de mieux cerner l’originalité de la métaphysique de Lanza del Vasto : celle d’une ontologie relationnelle se déployant en "dialectique de la conciliation". Nous évoquerons le lien entre cette philosophie et celle de Nicolas de Cuse, à travers l’idée de coincidentia oppositorum ad infinitum et le rôle-clé de l’Infini. Enfin, nous soulignerons l’ampleur d’une œuvre systématique qui frappe par sa cohérence et qui fait honneur à la philosophie française du XXe siècle.

Samedi 13 janvier 2006

15 h 30 - (Bien retenir cet horaire)

ASSEMBLEE GENERALE STATUTAIRE (RESERVEE AUX MEMBRES TITULAIRES)

Ordre du jour

Rapport d'activité de l'année 2005-2006 par Madame la Présidente Patricia Verdeau

Rapport financier par Monsieur le Trésorier Guy Bastide

Accueil de nouveaux membres

16 h 30 – Séance de communication, organisée en partenariat avec l'Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public.

Conférence de Madame Eliane ESCOUBAS, Professeur émérite de philosophie à l'Université de Paris XII-Val de Marne.

Esquisse d'une phénoménologie de l'art : Henri Maldiney

Philosophe phénoménologue, Henri Maldiney, né en 1912, travaille encore assidûment. Ami du peintre Tal Coat, des poètes André du Bouchet et Francis Ponge, du psychiatre Binswanger, le thème central de sa recherche peut être désigné comme celui du "phénomène de l'existence", dont il décrit superbement l'originarité au plan de l'art, comme au plan de la pathologie. On se limitera, dans cette conférence, au plan de l'art pictural dont on essayera de déployer la richesse descriptive et conceptuelle dans les travaux de Maldiney. On privilégiera les ouvrages suivants : Regard, parole, espace (L'Age d'homme, 1973), Art et existence (Klincksieck, 1985), L'art, l'éclair de l'être (Ed. Compact, 1993), Ouvrir le rien, l'art nu (Ed. Encre marine, 2000).

Samedi 3 février 2007

16 h 30 – Séance de communication.

Conférence de Madame Mireille ARMISEN-MARCHETTI : professeur de langue et littérature latines à l'Université de Toulouse-Le Mirail. Spécialiste d'histoire des idées philosophiques et scientifiques à Rome.

A quoi servait un traité de Sénèque ?

Sénèque (4 av. J.-C - 65 ap. J.-C.), avocat, homme politique et ministre de Néron, a été longtemps un écrivain admiré autant qu¹un philosophe décrié. Il aurait composé des ouvrages désordonnés, superficiels, où le souci stylistique masquerait mal les faiblesses de la pensée. Ce jugement, qui apparaît dès l'Antiquité, repose sur un malentendu et sur une méconnaissance de la nature et du rôle de la philosophie à l¹époque hellénistique et romaine. Les recherches de ces dernières décennies ont montré que Sénèque était un stoïcien bien informé, précis, voire novateur, mais aussi qu'à ses yeux le système ne se réduisait pas à une pure construction dialectique. La philosophie est assurément un savoir, mais par-delà ce savoir elle est aussi une intériorisation, un lent travail sur soi destiné à produire une métamorphose de la conscience et du rapport au monde, et cela par le biais de toute une panoplie d' « exercices spirituels », pour reprendre la formule de Pierre Hadot, dont on trouve trace aussi bien chez Sénèque que chez Epictète et Marc Aurèle. C'est ce que l'on fera voir à partir de textes précis, qui montreront aussi comment la recherche formelle, loin d'être virtuosité littéraire, est partie intégrante de ce projet d'appropriation.

Ouvrages :

Sapientiae facies. Etude sur les images de Sénèque, Paris, Belles-Lettres, 1989

Macrobe. Commentaire au songe de Scipion. Livre I . Texte critique, traduction et commentaire, C.U.F., Paris, Les Belles Lettres, 2001

Macrobe. Commentaire au songe de Scipion. Livre II . Texte critique, traduction et commentaire, C.U.F., Paris, Les Belles Lettres, 2003

Samedi 17 mars 2007

16 h 30 – Séance de communication.

Conférence de Monsieur Vincent KLEIN, professeur agrégé de philosophie, doctorant.

L'autonomie du vivant chez Francisco Varela

A l'heure où prime la métaphore du programme pour expliquer la vie (programme génétique) et la connaissance (programme informatique), Varela (chercheur chilien en biologie théorique et en sciences cognitives) s'est efforcé, depuis les années 1980, de repenser à nouveaux frais les relations entre l'organisme et son milieu. Cet effort a donné lieu à deux idées tout à fait nouvelles : 1) l'organisme et le milieu ne sont pas séparés mais en interaction continue ; 2) l'organisme est autonome, dans la mesure où il ne reçoit pas d'instruction mais donne sens à son milieu en se donnant un monde propre.

Nous exposerons le contenu de ces deux idées, en insistant sur leur nouveauté, et nous terminerons par une interrogation critique qui visera principalement la notion d'autonomie. Que peut bien signifier, dans le cadre de nos relations à l'autre, cette façon de mettre l'accent sur la cohérence interne ?

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Samedi 14 octobre 2006

16 h 30 – Séance de communication.

Table ronde autour du Congrès de Budapest.

Avec la participation de Monsieur le Professeur Jean-Marc GABAUDE, Monsieur Joël GUYADER, Madame Danièle PEYTAVI.

Le même et l'autre

Identité et différence

A l’aube du XXIe siècle resurgit paradoxalement une problématique apparue à la naissance de la philosophie. L’interrogation philosophique sur le même et l’autre renvoie en effet à une question fondamentale de l’ontologie classique, mais en même temps à une interrogation devenue pressante aujourd’hui sur l’identité et la différence, sur le sujet et son rapport à l’autre, à tous les autres dans la figure d’une humanité commune à tous les hommes. Platon se demandait déjà : « Comment si le tout existe, chaque chose peut-elle exister séparément ? »

La vie psychologique, sociale, politique est traversée par une tension entre être soi avec l’autre et être soi contre l’autre, jusqu’à l’ultime négation de l’autre par le meurtre qui marque les commencements de l’humanité et qui, sous les formes les plus diverses, n’a jamais disparu de l’histoire.

L’exigence de la raison est de dépasser cette opposition par l’universalité conquise des droits et des devoirs, mais elle se heurte à une réalité rebelle : l’histoire, la géographie, les conditions concrètes de l’existence semblent imposer, pour qu’un vivre ensemble soit concevable, que soient prises en compte les différences, les identités particulières soucieuses d’être reconnues comme telles au sein des groupements humains, de quelque nature qu’ils soient, menaçant par leurs revendications mêmes le principe de l’égalité propre à la démocratie. Dès lors des voies nouvelles de liberté peuvent être envisagées pour un humanisme ouvert sur l’avenir de l’humanité.

Mais la problématique du même et de l’autre appelle aussi une réflexion sur l’autre de l’homme, qu’il s’agisse de l’univers qui se donne à connaître à la science (connaître c’est identifier, disait Meyerson), à dominer par les techniques, à reconnaître comme nature souveraine, ou comme le Tout Autre dans certaines religions.

Dès lors, c’est la philosophie même, dans toutes ses ressources, qui est interpellée par le thème de ce XXXIe Congrès.

Tous les deux ans, l’Association des Sociétés de Philosophie de Langue Française (A.S.P.L.F.) organise un Congrès international permettant la rencontre, l’échange et la mise en commun des pensées sur un thème proposé à des philosophes de langue française. Le précédent Congrès s’est déroulé à Nantes, en 2004, sur le thème : « L’HOMME ET LA REFLEXION ». Le Congrès de Budapest a été co-organisé par la Société Hongroise de Philosophie de Langue Française et l’Institut de Philosophie de la Faculté des Lettres de l’Université ELTE de Budapest (Hongrie), avec le soutien de l’Université de Bologne (Italie).

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Samedi 18 novembre 2006

16 h 30 – Séance de communication.

Conférence de Monsieur Stéphane ROBILLIARD, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé et docteur en philosophie, professeur de classes préparatoires au lycée Saint-Sernin à Toulouse, chargé de cours à l'Institut Catholique de Toulouse.

Approches de la personne

De la simple désignation grammaticale à l’assignation morale ou au postulat d’une entité métaphysique, la personne fait partie de ces notions dont l’apparente simplicité recouvre une multiplicité de significations enchevêtrées. La « personne » est-elle un substantif désignant une réalité objective, un étant dans le monde, ou un titre impliquant une dignité ? La délimitation de la différence entre « quelque chose » et « quelqu'un » relève-t-elle de la décision individuelle, de la compétence d’un scientifique spécialisé, ou d’une conviction morale ou religieuse ?

Ces questions ont des conséquences pratiques lourdes et renvoient à des situations dont le caractère pathétique semble devoir réduire le philosophe au silence mais rend d’autant plus nécessaire une véritable réflexion « fondamentale », c'est-à-dire métaphysique. Plutôt que de développer une « théorie de la personne » déterminée, nous tenterons de dégager et de mettre en rapport quelques-unes des grandes lignes d’approche de cette notion.

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Vendredi 1er décembre 2006

Colloque organisé en partenariat avec la Faculté de Philosophie de l'Institut Catholique de Toulouse

Philosophie et politique

Genèse, élaboration et devenir de la communauté politique

14 h 30 – 19 h 00 :

Anne BAUDART, professeur de Première Supérieure au Lycée Molière (Paris), maître de conférences à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris.

« Athènes, Rome : naissances de la philosophie politique »

Géraldine LEPAN, ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure, PRAG, docteur en philosophie, Université de Toulouse-Le Mirail.

« De l'artifice du contrat à l'amitié civique : Rawls via Rousseau »

Emeric TRAVERS, professeur de philosophie à Toulouse, docteur en philosophie.

« Politique et subjectivité chez Charles Taylor »

Martin BAYAMBA, doctorant, assistant à la Faculté de philosophie de l'Institut Catholique de Toulouse.

« Autour de la mondialisation comme fait politique : le sens de l'humain chez Hannah Arendt et le monde global »

20 h 30 :

Bernard BOURGEOIS, membre de l'Institut, professeur émérite (Université de Paris I), président de la Société Française de Philosophie.

« La fin du politique ? »

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Samedi 8 avril 2006

16 h 30 – Séance de communication.

Conférence de Monsieur Patrick DUPOUEY, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, professeur de chaire supérieure aux lycées Saint-Sernin et Pierre de Fermat.

Evolution darwinienne et « dessein intelligent ».

Aux États-Unis et dans plusieurs pays anglo-saxons, le créationnisme connaît un renouveau. S'éloignant d'une lecture littérale des textes religieux, il s'exprime dans la thèse du «dessein intelligent » (intelligent design) : il y a bien évolution des espèces au cours du temps, mais celle-ci est dirigée selon un plan divin, seul capable de rendre compte de la complexité et de la perfection des organismes. Le philosophe connaît bien l'argument : des stoïciens à Teilhard de Chardin en passant par les différentes formes de la religion naturelle, il fonde la «preuve téléologique» de l'existence de Dieu, sans doute la plus populaire et pour laquelle Kant lui-même, qui en a critiqué le principe, déclarait éprouver un respect particulier. Une situation nouvelle est toutefois créée par la prétention agressive de certains groupes religieux à imposer la thèse du «dessein intelligent » dans l'enseignement, à égalité de traitement avec la théorie darwinienne de l'évolution. Une option religieuse et métaphysique serait ainsi présentée aux élèves et aux étudiants comme une alternative à des théories scientifiques. Cette prétention place le philosophe devant un double questionnement : épistémologique (qu'est-ce qu'une théorie scientifique ?) et politique (comment réagir à une telle contestation des principes de la laïcité ?). Il est d'autant plus urgent d'y réfléchir que rien n'indique que la France et l'Europe soient immunisées contre ces formes nouvelles d'un prétendu «créationnisme scientifique».

Samedi 20 mai 2006

16 h 30 – Séance de communication (organisée en partenariat avec l'Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public).

Conférence de Monsieur Franck FISCHBACH, professeur de philosophie à l'Université de Toulouse-Le Mirail, directeur du Master de philosophie.

Activité, Passivité, Aliénation.

Une relecture des Manuscrits parisiens de Marx.

Si Marx n'est pas l'inventeur du concept d'aliénation (Entfremdung ou Entäusserung, Marx usant indifféremment des deux termes et les donnant même parfois pour synonymes dans une même phrase), il reste qu'il est celui qui, en introduisant ce concept dans le champ de la philosophie sociale, en a étendu l'usage au-delà de l'étude de la conscience religieuse et de la philosophie de la religion, c'est-à-dire au-delà de la sphère pour laquelle il a d'abord été forgé par Feuerbach (lui-même en ayant hérité de Hegel, chez qui il jouait un rôle central au coeur de la théorie de la conscience et de l'esprit). Nous proposerons ici une relecture du texte qui procède à cette extension remarquable de l'usage du concept d'aliénation au-delà de son champ d'origine, à savoir les Manuscrits de 1844 : cette relecture n'a pas la prétention de proposer une interprétation nouvelle, elle veut d'abord introduire au texte de Marx en proposant une tentative d'explication et en restituant les principales lignes argumentatives de quelques passages majeurs consacrés au concept d'aliénation (Nous nous fonderons sur le texte des Manuscrits de 1844 dans la traduction d'Emile Bottigelli, Paris, Editions sociales, 1962. Nous modifierons cette traduction toutes les fois que nous le jugerons nécessaire en nous fondant sur le texte des Marx-Engels, Werke, (Ost-)Berlin, Dietz Verlag, Band 40,1985).

Samedi 10 juin 2006

16 h 30 – Séance de communication.

Conférence de Monsieur Edouard SANS, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé d'allemand, docteur d'Etat ès lettres et sciences humaines, inspecteur d'Académie honoraire.

Présence de Schopenhauer

« Après avoir situé ce philosophe dans l'esprit de son époque et avoir rappelé les lignes de force de sa pensée, je voudrais insister particulièrement sur son influence – essentiellement à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, et rappeler l'actualité de sa pensée » (E. Sans).

« Schopenhauer dérange. Entré par effraction dans les palais nationaux de la philosophie à une époque où triomphait l'hégélianisme et sa croyance en la dialectique du progrès de l'esprit, ce penseur solitaire et non conformiste a fait toujours plus ou moins figure à la fois de marginal et d'iconoclaste. Solitude d'ailleurs en grande partie volontaire, car Schopenhauer a constamment manifesté une méfiance profonde, sinon une hostilité déclarée, à l'égard de «la philosophie de professeurs des professeurs de philosophie» ; mais c'est parce que, précisément, il attache une importance primordiale à la philosophie, la vraie (« le poète, dit-il, est comparable à celui qui donne les fleurs, alors que le philosophe en donne la quintessence »), une pensée de l'essentiel, qui prend en compte lucidement les problèmes fondamentaux de l'existence. » E. Sans, Schopenhauer, coll. « Que sais-je ? », P.U.F., 1993.

Samedi 13 mai 2006

Hommage à Derrida : penseur sans frontière

14 h -19 h. Médiathèque de Toulouse (grand auditorium)

Manifestation organisée en partenariat avec le GREP et l'Association des Professeurs de Philosophie de l'Enseignement Public.

Jacques Derrida est sans conteste l’un des penseurs majeurs de notre temps : « voix singulière qui a toujours cherché à inventer un autre dispositif de pensée », « l’affrontement concerté de sa pensée aux risques de l’instabilité », « une réflexion indissociablement philosophique, éthique et politique » ; tels sont les termes employés à son sujet (Revue Europe – mai 2004). La séance a pour but de rendre ses affirmations, ses concepts, sa démarche plus accessibles à tous, de jouer le jeu du bouleversement de pensée auquel il nous invite.

De 14 à 19 heures : brefs exposés, débats, lecture d’extraits, films ou supports audiovisuels. Cinq moments seront envisagés : Derrida dans la pensée contemporaine, approches de la déconstruction, autour de l'altérité, spectres de Marx, présence et avenir de Derrida.

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Janvier-mars 2006

°Samedi 14 janvier 2006, 16h30 : M. Claude BOUDET, « La réalité du pouvoir »

°Samedi 11 février 2006, 16h30 : M. Bernard HUBERT, « La science et Dieu »

Les rapports entre la science et Dieu ne se posent pas de la même manière pour les philosophes grecs, pour les philosophes de l'âge classique et, plus proches de nous, pour la philosophie positive d'Auguste Comte ou le positivisme logique du Cercle de Vienne.

En outre, si l'on s'intéresse à la science moderne elle-même, celle-ci a connu plusieurs paradigmes depuis Galilée, Newton et Einstein. Quant à la réflexion humaine sur Dieu, elle se diversifie également selon les points de vue du philosophe, du théologien et du mystique épris d'absolu.

Mettre en regard l'univers de la science et le mystère de Dieu suppose donc quelques précautions méthodologiques et épistémologiques, ce qui est une préoccupation habituelle du philosophe. A partir des ouvrages de Jean Guitton, Dieu et la science, et de Claude Allègre, Dieu face à la science, nous prendrons la mesure des conditions, des limites et des enjeux du débat passionnant où s'interpellent tous les chercheurs de la vérité.

° Samedi 18 mars 2006, 16h30 : M. Ghislain VERGNES, « Bernhard Bolzano corrige Kant »

Bernhard Bolzano (1781-1848), Prague, Empire d'Autriche.

Prêtre, professeur de « sciences théologiques », mathématicien, logicien, métaphysicien, il est ignoré de ses contemporains, mais son oeuvre est connue et admirée par Husserl (vers 1900), Cavaillès (vers 1940), Jean Sebestik (à partir de 1960), Jacques Laz (1990)...

En 1810, il réfute l'Esthétique transcendantale en critiquant le recours à l'intuition dans les jugements synthétiques a priori. Il fait de même pour l'objectivité des jugements de la physique, et pour la théorie de la construction des concepts mathématiques.

A la recherche des fondements des mathématiques, il élabore une logique sémantique et il ouvre une approche objective de l'ontologie. B. Bolzano lève l'interdiction de Kant à l'égard de la métaphysique. Son oeuvre est connue et commentée par la philosophie analytique contemporaine.

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Octobre-décembre 2005

En partenariat avec l’Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public et la Faculté de Philosophie de l’Institut catholique de Toulouse, un Colloque sur « Philosophie et Éducation » a été organisé le vendredi 18 novembre 2005. Communications de Michel Nodé-Langlois, Alain Complido, André Blandin et Evanghelos Moutsopoulos.

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